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Monsieur Lazhar

Dimanche 18 août 2013, de 17h30 à 19h30, projection du film de Philippe Falardeau puis échanges animés par le père Bernard Paulet sj.

Article mis en ligne le 10 juillet 2013
dernière modification le 20 août 2013

par Père Bernard Paulet sj
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Dimanche 18 août 2013, de 17h30 à 19h30, projection du film de Philippe Falardeau puis échanges animés par le père Bernard Paulet sj.

Film de Philippe Falardeau, Canada, 2012, avec Mohamed Fellag, Sophie Nélisse.

L’affiche du film

À Montréal, Bachir Lazhar, un immigré algérien, est embauché au pied levé pour remplacer une enseignante de primaire disparue subitement. Il apprend peu à peu à connaître et à s’attacher à ses élèves malgré le fossé culturel qui se manifeste dès la première leçon. Pendant que la classe amorce un lent processus de guérison, personne à l’école ne soupçonne le passé douloureux de Bachir, qui risque l’expulsion du pays à tout moment.

Monsieur Lazhar, belle comédie dramatique, traite des problèmes liés à l’éducation. Et qu’importe que l’histoire se déroule au Québec, les problématiques sont les mêmes et le propos soutenu par le film universel. Clivages ethniques, différences culturelles, fossé générationnel sont autant d’enjeux passionnants, imbriqués au fil des séquences avec efficacité et finesse. Là où un autre donnerait l’impression de vouloir dire trop de choses en même temps, le réalisateur trouve un équilibre délicat, bien aidé par la justesse du jeu de Mohammed Fellag. Le film s’appuie en effet beaucoup sur le talent indéniable de l’artiste algérien. L’émotion naît de cette justesse de l’interprétation, mais aussi de la qualité du texte. La langue française, utilisée ici comme passerelle, est, à l’image de la vie, parfois compliquée, parfois magnifique. Et même si le thème central de Monsieur Lazhar est assez grave, il recèle également des moments de poésie et d’humour.

L’exercice est délicat, mais, avec Fellag dans le rôle de l’observateur ingénu, le réalisateur réussit à injecter de la douceur dans ce drame qui aurait pu en manquer et trouve l’équilibre nécessaire pour faire de ce film une œuvre généreuse et réflexive. Un vrai beau film, bouleversant et pudique, à la portée universelle et qui touche au cœur, porté par Fellag dans le rôle-titre, sensible et profond, au jeu aussi sobre qu’exceptionnel. Pour la rentrée scolaire, on aimerait être dans la classe de cet homme généreux


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