Tous prêts pour l’heure du Christ !

Retrouvez l’évangile du 11 août 2013, 19ème dimanche du Temps ordinaire (année C), l’homélie du père Christophe Kerhardy, et la prière universelle des fidèles de la Résidence du Sacré-Cœur.

Article mis en ligne le 14 août 2013

par Père Christophe Kerhardy sj
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Retrouvez l’évangile du 11 août 2013, 19ème dimanche du Temps ordinaire (année C), l’homélie du père Christophe Kerhardy, et la prière universelle des fidèles de la Résidence du Sacré-Cœur.

Jésus disait à ses disciples : « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. Vendez ce que vous avez et donnez-le en aumône. Faites-vous une bourse qui ne s’use pas, un trésor inépuisable dans les cieux, là où le voleur n’approche pas, où la mite ne ronge pas. Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S’il revient vers minuit ou plus tard encore et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l’heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s’adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? »
Le Seigneur répond : « Quel est donc l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit : ’Mon maître tarde à venir’, et s’il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, son maître viendra le jour où il ne l’attend pas et à l’heure qu’il n’a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »

(Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12, 32-48)

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[orange]L’homélie[/orange]

Nous passons notre vie à attendre. Ces jours-ci, les élèves et leurs enseignants comptent ce qu’il leur reste de vacances, la rentrée est imminente, c’est moins enthousiasmant que l’attente du prisonnier qui arrive en fin de peine et respire à la vue de sa libération qui est proche. En juillet, l’Angleterre attendait un heureux événement, certains avaient planté leur tente tout près de Buckingham Palace et quand le petit prince Georges est né, le pays était en liesse ; au même moment, en Afrique du Sud, l’inquiétude était palpable, on se demandait jusqu’à quand tiendrait Nelson Mandela. En bref, nos attentes humaines sont partagées entre enthousiasme et désespoir.



Jésus vient d’inviter ses disciples à demeurer dans l’attente de sa venue. Quand l’Évangile est rédigé, un vent d’inquiétude s’est engouffré dans l’Église. Le Seigneur tarde à revenir, les chrétiens sont persécutés, alors on se rassure en se rappelant certaines paroles de Jésus : « Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume ». Même si les difficultés s’amoncellent, la promesse est sûre, dans la foi, nous possédons déjà ce qu’on espère ; Jésus a été l’architecte et le bâtisseur d’une vie nouvelle, sa victoire sur la mort sera notre victoire, son Royaume sera notre terre promise, c’est pourquoi il ne peut y avoir de pessimisme dans le cœur d’un chrétien.



Notre foi est comme une étoile qui scintille dans une nuit obscure, elle est comme la lampe du tabernacle qui ne s’éteint jamais, qui brûle sans cesse à côté de la présence réelle de Jésus. En attendant son retour dans la Gloire, qui viendra à l’improviste, à l’heure que nul ne connaît, Jésus nous exhorte à garder une lampe allumée et à ne pas quitter la tenue de service.



Pierre pose alors à Jésus une question : « Seigneur c’est pour nous, tes plus proches compagnons, que tu dis cette parole, ou aussi pour tous ? »

Jésus lui répond par une parabole, où il prend l’image d’un intendant à qui un maître a confié sa maison et tous ses domestiques. On comprend que tous sont appelés à veiller, mais que l’intendant est chargé d’une responsabilité supérieure qui requiert un supplément d’attention.



Frères et sœurs, aujourd’hui les intendants des biens divins, ce sont les évêques, successeurs des apôtres, les prêtres et les diacres. Prions pour eux, comme le demande si souvent le pape François depuis son apparition au balcon de Saint-Pierre. Prions pour que les ministres de l’Église prennent soin des fidèles et qu’ils soient heureux dans ce service. Ils ont scruté longuement la Parole de vie et se sont laissé toucher par la révélation de l’Amour ; ils ont reçu la charge de baptiser, de pardonner, de confirmer, de consoler et de consacrer la nourriture eucharistique, prions pour qu’ils distribuent avec générosité tous ces trésors de la grâce et qu’ils fassent fructifier les biens que Jésus leur a confiés.



Mais prions aussi pour tous, car il n’y a pas d’experts en chose toute cuite dans l’Église. Les évêques et les prêtres ne remplaceront pas les conjoints dans le don de l’amour, les religieux et religieuses ne feront pas des miracles dans l’éducation, même avec de bonnes écoles, si les parents ne se sentent pas concernés par le développement des enfants et des jeunes. Les catéchistes auront beau faire ce qu’il faut pour transmettra la foi, quels fruits cela portera-t-il si les familles ne sont pas fondées sur le Christ et solidement attachées à l’Église. Seigneur, est-ce pour nous que tu dis la parabole ? demande Pierre. En vérité, personne ne peut tirer son épingle du jeu, tout un chacun est coresponsable de l’Évangile et Jésus nous consacre tous pour le service des hommes et le salut du monde. Ce service ne doit pas être conçu comme une contrainte, mais comme un chemin de bonheur.



"Heureux les serviteurs que le Seigneur trouvera dans une attente active de Dieu » dit Jésus. Pour goûter à cette béatitude, les uns s’appliqueront à consolider la foi, et Dieu sait s’ils auront de quoi faire, tant de forces se liguent pour la déconstruire ; les autres s’occuperont à semer de l’espérance, eux non plus ne seront pas au chômage, car tant de découragements et de sinistrose couvent et plombent l’ambiance ; enfin, heureux tous ceux et celles que le Seigneur trouvera à préparer les trésors du ciel, ceux-là seront des orfèvres qui sertissent la vie de tout homme dans l’amour de Dieu. Oui, c’est à mesure que l’amour brûle dans nos cœurs, dans nos maisons, dans nos cités, que sonne la fameuse heure du Christ que nul ne connaît.

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[orange]La prière universelle[/orange]

Seigneur, habite-nous par ta Parole. Dispose-nous à servir nos frères avec un cœur sincère, en union avec le Christ lui-même. Seigneur, nous te prions.

[marine]Seigneur, ton amour soit sur nous,[/marine]
[marine]comme notre espoir est en toi ![/marine]

Seigneur, nous te prions pour tous ceux qui n’ont pas la foi ou qui l’ont perdue, qu’ils découvrent que Tu les invites à trouver, par l’action de l’Esprit, leur propre chemin vers Dieu. Seigneur, nous te prions.

[marine]Seigneur, ton amour soit sur nous,[/marine]
[marine]comme notre espoir est en toi ![/marine]

Dans un monde où le profit règne en maître, Seigneur donne-nous la force d’aller à contre-courant afin que l’humain soit mis au centre de l’entreprise et que l’argent ne serve plus à l’asservissement de l’homme mais au développement intégral de tout l’homme et de tous les hommes. Seigneur, nous te prions.

[marine]Seigneur, ton amour soit sur nous,[/marine]
[marine]comme notre espoir est en toi ![/marine]

Seigneur, pour tous les personnels soignants qui font leur métier avec amour et savent apporter réconfort, soulagement et guérison à tous ceux qui sont dans la détresse physique ou morale, Seigneur, nous te prions.

[marine]Seigneur, ton amour soit sur nous,[/marine]
[marine]comme notre espoir est en toi ![/marine]

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