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Film et Spiritualité : The Lunchbox
Article mis en ligne le 15 juillet 2019

par Équipe Film & Spiritualité

Film dramatique indien de Ritesh Batra (2013) avec Irrfan Khan (Saajan Fernandes), Nawazuddin Siddiqui (Shaikh), Nimrat Kaur (Ila Singh). Chistera du meilleur réalisateur et Chistera de la meilleure interprétation masculine pour Irfan Khan, au Festival international des jeunes réalisateurs de Saint-Jean de Luz. Grand Rail d’or au Festival de Cannes. Durée : 1h44mn. Version sous-titrée.

À Bombay, chaque jour, près de 200 000 gamelles (dabba en hindi, lunchbox en anglais… d’où le titre du film) préparées par les épouses et les mères sont livrées sur leur lieu de travail aux employés de bureau. C’est toute une organisation, qui implique livreurs à vélo et transport par le rail. Ila, que son mari délaisse, tente de le reconquérir en lui mitonnant un repas exceptionnel. Fait rarissime : la gamelle n’atteint pas le bon destinataire : elle est livrée par erreur à Saajan Fernandes, un comptable sur le point de partir à la retraite, mais qui doit encore auparavant former son successeur, Shaikh.

Quatre personnages seulement, dans ce film : Ila la jeune bourgeoise, sa voisine qui lui prodigue conseils de cuisine et de séduction (on l’entend mais on ne la verra jamais), Saajan le comptable et Shaikh nouvellement arrivé dans l’entreprise. Ils ne sont pas seuls au monde : la société bombayenne grouille et s’active autour d’eux, Ila a un époux et des parents, Shaikh une épouse, Saajan est veuf mais n’a pas oublié sa femme… Pourtant, chacun à sa façon vit une forme de solitude. C’est certainement cette solitude qui pousse Ila et Saajan à correspondre par petits mots déposés au fond de la lunchbox...

Le réalisateur, Ritesh Batra, incarne la nouvelle vague indienne. The Lunchbox est son premier long-métrage. Dans le film, société traditionnelle et société moderne s’entrecroisent ; petits métiers et travail en open space se côtoient ; castes et différences religieuses et sociales, sans être oubliées, ne sont pas pour autant les ressorts de l’intrigue… et à petites bouchées, c’est aussi une hymne à la gastronomie indienne qui nous est présentée.

À mille lieues du genre « Bollywood », ce film un peu mélancolique mais traversé d’éclats de gaieté se révèle finalement tonifiant. Nous le savourerons ensemble, sans oublier d’échanger nos impressions au cours du débat qui suivra sa diffusion.