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Jésuites à La Réunion
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Le site des jésuites à La Réunion. La communauté de la Résidence du Sacré-Cœur, les activités de la chapelle de la Résidence et du Centre Saint-Ignace.

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Commençons par remercier
Article mis en ligne le 14 octobre 2019

par P. Thang Nguôn sj, chapelain

Retrouvez ici l’évangile du dimanche 13 octobre 2019, 28e dimanche du Temps ordinaire (année C), ainsi que l’homélie à la chapelle du Sacré-Cœur.

Les lectures du jour

Comme le passage de l’évangile de dimanche dernier, celui d’aujourd’hui est l’un des nombreux passages qui sont propres à saint Luc. Ce récit nous rapporte la guérison de dix lépreux et l’action de grâce de l’un d’entre-eux.

A l’époque de Jésus, et même encore de nos jours dans certains pays, les lépreux sont bannis de la société. Ils vivent en dehors des villages et des villes. Leur chance de survivre est minime. Ils sont rejetés. Lorsqu’ils traversent des lieux habités, ils doivent rester à distance des gens. Si par hasard, ils sont guéris, il leur faut une reconnaissance de la société. Dans la société juive de l’époque de Jésus, si un lépreux est guéri, il doit être certifié guéri, reconnu guéri par un prêtre de la synagogue (un rabbin). Ce qui est étonnant dans le récit de saint Luc, c’est que les dix lépreux ont été envoyés par Jésus au prêtre alors qu’ils ne sont pas encore guéris !! Et ils y sont allés. Les dix lépreux, sans être guéris, ont obéi à Jésus. Sont-ils si crédules ou bien n’ont-ils rien à perdre ?

Jésus se laisse étonner par le retour du Samaritain qui revient sur ses pas pour le remercier. La guérison est primordiale pour les dix lépreux. Elle leur permet de se réinsérer dans la société. Saint Luc ne nous dit pas pourquoi les neuf autres ne sont pas revenus remercier Jésus. Il souligne l’attitude du lépreux samaritain, un étranger qui en plus, n’a pas de relations avec les Juifs. Pour cet homme, sa réinsertion dans la société des gens « normaux » se fait d’abord par la louange à Dieu et par l’action de grâce à Jésus, qui lui a offert ce don, c’est-à-dire sa guérison. Pour lui, être guéri de la lèpre et être intégré à la vie des gens « normaux » ne l’amène pas à faire comme les autres : il commence par reconnaître le don qu’il a reçu et remercier Celui qui l’a guéri.

Demandons au Seigneur la grâce de la confiance, notamment dans les épreuves. Et la capacité de savoir le remercier pour les dons reçus.